Le Ladakh à l’heure du coronavirus #2

Prise préventive de température de la population au village de Sankoo, près de Kargil.

 

Un compteur en marche

20 mars 2020, 7:20 (heure locale) : 10 cas de coronavirus.

21 mars 2020, 7:32 (heure locale) : 13 cas de Coronavirus

Le compteur du Ladakh est en marche. Mais alors qu’il faut 3 à 5 heures pour analyser un échantillon, au Ladakh, il faut patienter plus d’une dizaine de jours pour recevoir les résultats !

Alors qui sont ces cas qui s’égrainent chaque jour ?

Le « patient zéro » est identifié : ce fameux groupe de pèlerins, revenu d’Iran, il y a quelques deux semaines. Ces individus ont été mis en quarantaine et un échantillon a été testé. Ce sont ces résultats qui reviennent au compte-gouttes, parfois positifs, parfois non : le 19 mars, ils sont tous revenus négatifs mais le 20 mars, deux de plus ont été inscrits au compteur des vecteurs de la maladie.

Faibles de ce diagnostic tardif, les Ladakhis ont pris les devants : ces personnes, à risque, sont en quarantaine. Dès le 9 mars, toutes les écoles ont été fermées et depuis ce dimanche 22 mars, le confinement est de rigueur pour toute la population : le stade 3 a été décrété sans attendre.

 

Se protéger : système D !

A l’aéroport, on teste la température des voyageurs fraichement arrivés. C’est ainsi que l’on a demandé aux passagers du vol GoAir du 20 mars, 8:45, de rester confinés suite à la présence d’un passager dans l’avion qui présentait tous les symptômes du Covid-19 et qui a été admis à l’hôpital.

On teste aussi la température des personnes dans les villages proches de ceux où des personnes ont été diagnostiquées positive. Faute de test, on prévient autant que possible et on impose un couvre-feu à toute la population.

Ici, on ne songe pas à resquiller : l’armée veille. 

 

L’armée somme ces marcheurs de s’arrêter et de rentrer chez-eux.

 

Post Comment